Février 2026

27/02/2026

Quelques gestes de championnes et champions figés lors de la première journée des championnats de France en salle à Paris (13ième) au Halle Carpentier.

25/02/2026

Un ressort pour le Vane Blitz un peu moins moche !

Toujours aussi peu évident d’imprimer du TPU…

24/02/2026

En utilisant les propriétés du TPU, plastique souple, élastique à mémoire de forme, j’ai ajouté cette pièce moche façon ressort pour éviter d’oublier de replacer la molette à fond sur le Vane Blitz lors du changement d’angle.

23/02/2026

En image, les étapes pour coller facilement et très précisément les plumes en Mylar à 120 degrés sur un tube avec la fantastique machine Vane Blitz créée en impression 3D par Mario Vergato en Allemagne !

21/02/2026

Je ne suis pas déçu par mon cadeau ! Merci au père Noël !

Le site de Mario pour commander l’appareil : https://vaneblitz.de/

Cette petite machine répond exactement à la problématique du montage des Spinwings et au produit que j’aurai aimé réaliser !!!

La précision du montage sur le tube est parfaite, avec très peu d’effort par rapport au système basic que j’utilisai jusqu’à présent pour installer les Spinwing de 0,97 grains chacune.

Je ne vais pas mentir, je ne battrais pas le record de l’empenneur qui empenne plus vite que son ombre !

J’ai mis 4 minutes à monter la première fois, 3 plumes sur un tube…

Mais après la première douzaine, le temps moyen avec toujours l’idée d’un travail d’une grande précision, c’est maintenant 2 minutes par flèche sans se presser !

Soit moins d’1 heure et 30 minutes pour 24 flèches, apprentissage compris.

Si vous ne regardez pas les 3 vidéos que Mario Vergato propose pour apprendre à utiliser sa machine, et pour un travail le plus précis possible, il faut faire 4 actions :

Après l’encollage du double-face sur la plume sur la plateforme du haut en ayant tourné le bouton du haut jusqu’au blocage,

1°) Il faut pousser la pièce vers la gauche sur 5 à 6 mm manuellement pour couper le double-face.

2°) Tourner le bouton du haut dans le sens des aiguilles d’une montre et dans le sens contraire pour le bouton du bas simultanément. Cela replace et décolle le double-face du support pour la plume suivante. Cette étape est très importante !

3°) Vérifier que le système qui tient l’encoche a bien pivoté de 120 degrés et qu’il appui bien au fond.

4°) enfin vérifier que le placement de la plume n’a pas bougé du holder avant de coller la plume sur le tube, cela peut arriver.

En conclusion :

C’est propre, facile à utiliser une fois que l’on a compris le système, allez 30 minutes pour un vieux cerveau lent comme moi !!!


21/02/2026

J’ai reçu le Vane Blitz !

La qualité d’impression de toutes les pièces est très belle !

18/02/2026

Mon cadeau de Noël arrive bientôt ! (https://vaneblitz.de/)

L’empenneuse créé par Mario Vergato pour plumes en Mylar type Spinwing, KSL Jet6 et autres ne devrait plus tarder.

A la façon des Rubik’s cubes, il va y avoir des records à battre pour le montage parfait au dixième de mm sur 12 tubes !

Avec le matériel, les plumes et les tubes en place, en 12 minutes tranquillement, c’est presque sûr !!!

Qui descendra sous les 10 minutes ?

16/02/2026

15/02/2026

L’idée d’une platine, qui reste fixée sur la poignée, et le système qui vient s’incruster dessus avec une goupille en acier pour le bloquer.

Pour un démontage facile et rapide pour ranger la poignée sans risquer de modifier le réglage du clicker.

La vis en 5/16 est noyée dans la platine, pour ne pas gêner l’emboitement qui clicker.

15/02/2026

Attention, ce n’est qu’un dessin, je ne vends pas ce système Italien, même modifié !!!

Un modèle E=cap du clicker tactile Tipping Point Archery créé par Adriano Tezza en version MicroClic façon Beiter.

Les 3 améliorations :

– un bloc de TPU pour maintenir la flèche à l’armement

– La vis sans tête 6 pans creux basculée de 90 degrés pour ne pas éventuellement être considérée comme une aide à la visée …

– Ajout d’une molette pour déplacer finement par MicroClic le curseur, pour un réglage micrométrique au dixième de millimètre de la tige sur le dessus de la pointe.

12/02/2026

Je réalise depuis de nombreuses années des tests avec des capteurs 3 axes (accéléromètre).

En dehors des vibrations résiduelles qui sont la signature de l’arc et des équipements configurés sur la poignée et les branches, la façon de tirer du tireur a aussi une signature particulière, c’est un peu l’ADN de l’archer.

Et je pense qu’elle est unique pour chacun. (Je trouverai bien sur des gentils cobayes pour valider cette affirmation…).

Chaque phase de tir compte, par exemple, avec un début de tendinite, j’ai changé de dragonne et je rattrape le plus rapidement possible mon arc par la corde dès que la flèche a touché la cible.
La courbe est donc bien sur un peu différente.

J’ai réussi à analyser chaque partie, sauf une, qui est un grand mystère pendant la phase de visée, et ce n’est pas le clicker qui vient accrocher la naissance de la pointe… ???

11/02/2026

Voici une petite étude du temps de réaction entre un signal sonore (clicker Beiter) et un signal tactile (clicker Tipping Point).

Avec le palpeur placé au niveau du pouce (clicker Tipping Point), j’ai pu obtenir avec un accéléromètre 3 axes, une trace, très légère du moment ou l’échappement de la corde des doigts se produit, c’est-à-dire l’instant où la barre du clicker Tipping Point passe sous la flèche.

Avec un clicker Beiter qui vient frapper la platine de la poignée d’arc, la trace est très net (vibration du clicker avant le big bang de la corde sur les branches)

La flèche en rouge indique le moment ou le clicker dépasse la pointe de la flèche.

Pour l’instant, après une journée d’utilisation du palpeur sur le pouce, le temps de réaction peut être exactement le même qu’avec un clicker Beiter mais parfois 5 centièmes de secondes plus lent.

L’enregistrement avec un capteur 3 axes, génére par exemple pour 10 flèches tirées, plus de 50 000 lignes. Le traitement des informations utiles prend beaucoup de temps.

Je devrais obtenir prochainement un programme qui devrait réduire ce travail à quelques secondes…

Il ne faut pas chercher à comparer les 2 séries de courbes, la configuration de l’arc avec le clicker Beiter en 2025 n’était pas la même.

11/02/2026

Un CustomGrip, c’est avant tout un grip pour obtenir un placement de la main d’arc le plus régulier possible pour un résultat en cible identique.

Ce n’est pas toujours le grip le plus confortable qui donne les meilleurs groupements, il faut trouver le meilleur compromis.

Mais un grip fun, différent des modèles standards, juste pour se faire plaisir, ce n’est pas mal non plus !

J’assure ce service de modèle sur mesure jusqu’à fin décembre 2026, mais la suite de l’histoire n’est pas encore écrite…

Le formulaire CustomGrip et son guide sont sur ce liens, si le cœur vous en dit :

https://forms.gle/spH3CuXgV2Rh9mD87

Un CustomGrip de base coute 65,00 euros

Le modèle présenté sur ce dessin en 3D : 95,00 euros

10/02/2026

Le palpeur qui placé au niveau du pouce me semble permettre de réagir un peu plus rapidement.

La peau du bout du pouce à l’air d’être plus sensible que celle des doigts repliés de l’autre côté de la poignée. J’ai peut-être le bout de mon pouce très sensible à cause d’une très ancienne blessure…

Je pense adopter cette solution.

Concernant la crainte d’une possible interdiction en France avec le règlement FFTA du clicker tactile Tipping Point, j’ai eu l’avis de deux arbitres (merci messieurs !) et pas pour me faire plaisir, ils n’ont pas trouvé à redire sur la validité en tournoi de ce produit transalpin.

C’est un clicker tactile, comme stipulé dans le règlement il peut être : sonore, tactile ou visuel…

Il faudra voir à l’extérieur par grand vent son efficacité, je pense toujours à lester la tige qui vient par-dessus la flèche.

09/02/2026

Pour remplacer les couches et les sous-couches de vos palettes, j’offre un service de découpe laser et d’impression 3D sur mesure.

Pour la matière contre la corde, le plastique souple en TPU 85/82 shore A en deux fines couches s’apparente à une prise de corde sans effort comme avec un vieux cuir rodé.

Et pour la sous-couche, contre vos doigts, un matériau formidable, le Noene, semelle de marathon, qui absorbe le choc de la corde contre la palette et qui permet de tirer 40% de flèches en plus en ayant la même gêne sur la peau à la fin de l’entrainement.

Pour les tireurs ayant une prise de corde franche, je peux encore réaliser quelques découpes laser en blanchet bleu.
Matière synthétique composée de textile, caoutchouc et dessus en silicone, que l’on utilise sur les rouleaux des imprimantes industrielles Offset.
Ce matériau n’a pratiquement pas de déformation à l’écrasement et garde année après année sa stabilité dimensionnelle.
Malheureusement, mon stock de blanchet bleu Estonien s’épuise. Et Continental qui a racheté la société qui me fournissait ce produit, refuse de me vendre en petite quantité des plaques de cette précieuse matière…
J’ai en stock des plaques en violet, rose et couleur chair que je pourrais découper.
La rugosité est semblable, elles sont simplement avec moins de couches de textile et plus de caoutchouc au centre mais dans la même marque de celles en bleu.

Tarif :
Recharge complète en TPU/Noene : 29,90 euros
Recharge complète en Blanchet/Noene : 34,90 euros

Le formulaire pour passer commande :
https://forms.gle/SAqfzwwFb1oNdH4Y7

08/02/2026

Comme certains le savent, je suis partagé entre FFTIR ET FFTA.

La 1ière compagnie d’arbalétriers de Romainville est mon refuge, et le magnifique complexe Alice Milliat à Romainville, me permet de m’entrainer en salle avec une installation mixte ou tireurs à l’arc et arbalétriers partagent la même installation sur les mêmes créneaux horaires et cela depuis de nombreuses années.
Je le jure, nous n’avons pas eu de victimes à déplorer…

J’avais proposé, il y a une dizaine d’années de faire découvrir l’arbalète field, lors des très nombreux concours en salle de tir à l’arc que je fréquentais.
Les arbalétriers field tirant sur du stramit ou de la mousse à 18 mètres en 2 minutes par volées de 3 flèches, le blason est différent, mais venir avec nos propres cibles ne pose pas de problèmes.

Les règlements étant compatibles, la seule différence étant qu’un arbalétrier prend la place de deux tireurs sur le pas de tir.
Payer deux inscriptions pour compenser le manque à gagner n’étant pas un souci.

Pour un tas de raisons parfaitement ridicules, sécurité, assurances, dommage sur les cibles, j’en passe et des meilleures, cela ne fut jamais possible !!!
Sauf une fois, lors de la coupe des Miss à Issy les Moulineaux en 2015.
https://www.facebook.com/media/set?vanity=jerome.trouillet.965&set=a.140353696792344

Et bien par hasard, je viens de revoir une cible Beursault que mon père avait décoré pour l’abat l’oiseau 1980, je l’ai déjà présentée, et en bas à gauche on peut lire : Cible arbalète beursault 1969 !!!

Je suis sur qu’il y a au moins 400 synergies possibles en Ile de France, pour que les nombreux clubs et compagnies de tir à l’arc, puissent accueillir sans craintes au sein d’installations municipales quelques arbalétriers field provenant des non moins nombreux clubs de tir FFTIR de la région.

Un partage de connaissances croisés serait bénéfique autant pour les archers que pour les arbalétriers, si les blocages et les mentalités pouvaient changer…

Une convention FFTA/FFTIR pourrait peut être rassurer les présidents et les capitaines ?

07/02/2026

Et finalement, pourquoi pas aussi sur le pouce ?

Pour revenir à mon idée première comme le font les Suédois…

Mais sur le bout du pouce et pas sur le coté !

07/02/2026

Voic le lien pour passer commande chez Tipping Point archery :

En droitier :

https://www.tippingpointarchery.com/index.php/en/temperino-universale-5-16-11-32-210.html

En gaucher :

https://www.tippingpointarchery.com/index.php/en/temperino-universale-5-16-11-32-210-1533.html

Je tiens à préciser que je n’ai aucun lien commercial avec ce producteur, je suis comme vous seulement un client, pour que les choses soient bien claires…

Car je reçois plein de messages concernant le clicker tactile Tipping Point. C’est juste du jamais vu malgré tous les accessoires que j’ai pu créer ou présenter ! Ma vidéo dépasse les 80 000 vues et j’ai plus de 700 likes !

Malheureusement, Je ne suis pas le concepteur de ce magnifique produit malgré plus de 15 années à chercher une solution semblable.

Depuis près de 3 semaines, je l’utilise et je teste les avantages et les inconvénients du système, déjà 3000 flèches sont sorties de mes doigts, malgré un début de tendinite… Mais c’est tellement magique que je ne m’en lasse pas !

Je l’ai rendu complètement silencieux et c’est à 100% le palpeur souple qui vient toucher les doigts de ma main qui déclenche avec un petit délai supplémentaire d’environ 5 centièmes de seconde l’échappement de la flèche.

L’avantage : C’est la tranquillité en visée !
Car il n’y a plus de crainte d’être perturbé par le moindre de bruit, peut-être pas entièrement les premiers entrainements, mais très rapidement l’attention est déviée juste sur la sensation du palpeur.
Je lutte depuis près de 3 ans avec un souci « on va dire psychologique » de mon viseur qui part à droite dès que je lance le go, et j’ai maintenant un pourcentage très important de flèches avec une visée calme ? Y a-t-il un lien de cause à effet ?

L’inconvénient : Il vaut mieux éviter de ne pas passer le clicker par manque de concentration. Dans ce cas, ce n’est pas un 6 à droite mais une flèche qui sort complètent du blason à droite. Je ferai des essais avec les plumes orientées en Y.

Je suis en train de faire des essais avec un capteur de vibration pour détecter le délai supplémentaire de la réaction par rapport à un clicker sonore…

06/02/2026

Scan du grip de la poignée DBF Tornado, presque la copie conforme du grip Hoyt High Wrist mais pas tout à fait à quelques dixièmes de mm près.

05/02/2026

Faute du retour des Nano XR en production, il faudra se contenter des Nano Pro Xtreme en classique !!!

C’est déjà ça… Mais à quel prix ?

Le site Carbon Express devrait être mis à jour la semaine prochaine.

03/02/2026

Les Dampers pour bras d’arbalète field ont été ajoutés au formulaire, pour passer commande :

https://forms.gle/vLJqsMRHw7u86ztY8

Tarif : 35,00 euros et 7,99 euros de frais de port en France métropolitaine.

Ils doivent être placés à plus ou moins 12 centimètres de la potence.

½ centimètre peut faire la différence au niveau de la réaction de l’arme.

A chacun de trouver le meilleur emplacement.

Avec 95 livres, sur certaine surface de branche, les dampers peuvent avancer vers les poupées.

4 freins sont disponibles pour cette arme afin d’enrayer le phénomène.



03/02/2026

Après les tests des flèches de tout poil, de 5 à 70 euros pas de raison de ne pas comparer les plombs des pistolets et carabines à air comprimé…

La boite de 500 plombs CLUB coute autour de 8 euros, celle R10 Match une quinzaine d’euros.

Les plombs CLUB ont une amplitude de différence de poids de 15 centièmes de grains contre les R10 seulement de 11, mais surtout un consensus pour la moitié des plombs testés qui tient sur seulement 2 centièmes de grains.

A la carabine, le 10 qui fait 1 mm de diamètre est divisé en 10 zones, point maximum 10,9 (10,0 à 10,9) !

Le moindre détail compte ! A haut niveau les premières place se jouent à 1 dixième de point sur 60 plombs.

Aux JO de Paris, ils étaient aux qualifications, 4 tireurs en 4 dixièmes à 631 points sur 654 !

Je me souviens dans les années 80 à l’INSEP dans le sous-sol de l’audiovisuel, comment les tireurs FFTIR de l’équipe de France testaient l’arme bloqué dans un « étau » les plombs qu’ils ou elles recevaient peut-être en dotation, enfermés dans un isoloir dans le plus grand secret…

01/02/2026

Le clicker : son histoire et mon aventure captivante avec ce petit bout de métal…

Attention, c’est long… mais 3 pages seulement pour 50 années d’expérience et d’expertise…

Le clicker fut inventé par l’Américain Fred Leder à partir d’une aiguille de réveil à la fin des années 1950.

Le fabricant Hoyt le rendra populaire et l’ajouta à son offre, son inventeur n’ayant pas déposé de brevet.

On trouve le célèbre clicker autocollant Hoyt dès 1964 sur le catalogue de la marque.

Les premiers scores au-dessus de 1200/1440 points en FITA 4D sont obtenus dès 1966 par un sud-africain (record non homologué pour des raisons politiques) et c’est un finlandais qui inscrira son nom avec 1201 points sur les tablettes des records du monde. Le clicker est à l’origine de cette progression

En France à cette époque avant 1970, pour réussir à maintenir le viseur au centre de la cible, le pouce derrière la nuque était de rigueur.

Et l’adoption du clicker fut assez calamiteuse, beaucoup de clubs enseignaient son usage comme un simple contrôleur d’allonge.

La lame tombait indiquant que la flèche était à la bonne allonge et la flèche partait dans la seconde suivante.

C’est à partir du milieu des années 1970, lorsque l’Américain Darell Pace porta le record du Monde à 1316/1440 points en utilisant le clicker, non plus comme un contrôleur d’allonge seulement mais comme un starter que ce petit bout de lame de métal devint la base de l’enseignement du tir à l’arc pour obtenir les meilleurs performances dans la discipline tir Olympique.

C’est en pratiquant le push/pull et l’action dominante des muscles du dos avec le clicker que les américains pendant une vingtaine d’années dominèrent le tir à l’arc mondial de la tête et des épaules avec cette technique.

En dehors de l’aspect contrôleur d’allonge, le clicker est devenu un accessoire indispensable voir incontournable sur les arcs des tireurs Olympiques. Celui-ci permet de maintenir le viseur dans le centre du jaune sans anticipation.

Une grande majorité des tireurs classiques sont incapables d’obtenir les mêmes scores avec et sans clicker.

La faute au cerveau qui impatient de voir la flèche se planter dans le centre de la cible, envoie des informations erronées, laissant les doigts de corde se décontracter de façon intempestive parfois avant même l’ancrage de la main sur le visage.

Le clicker alors agit comme une barrière. La lame est sur le dessus de la pointe donc le cerveau ne donne pas d’ordres de laisser partir la flèche.

La visée devient possible sans anticipation. C’est déjà ça !

Mais d’autres phénomènes qui perturbent le tir, peuvent venir se greffer ! L’impossibilité de passer le clicker par peur de l’échec ou de manque de décision !

Voici mon expérience avec le clicker mon ami sur une cinquantaine d’années :

Après une période de quelques mois, dès que j’ai eu en minime mon premier arc Yamaha et au moins 38 livres, mes scores à 50 mètres sur blason de 80 cm ont rapidement stagnés autour de 280/360 points.

Et comme il n’y avait plus de progression, j’ai commencé à vouloir trop bien faire pour essayer d’aller chercher les 300 points à cette distance qui était le graal à cette époque, le record de France étant seulement à 312 points.

C’est donc à ce moment que des flèches bizarres sans volonté de ma part ont commencées à partir en dehors de ma zone de réussite…

Et c’est lors d’un samedi, sur le conseil de mon mentor qui avait un clicker en secours dans sa boite de réparation, que j’ai vissé cet instrument sur mon arc pour toujours !

En quelques heures d’apprentissage ce jour-là, J’ai adopté définitivement cette lamelle en Inox.

Dans les semaines qui suivirent, j’ai augmenté mon score à 50 mètres de plus de 40 points à l’entrainement, dépassant le record de France de la distance chez les séniors.

Oui, mais l’entrainement, n’a rien à voir avec les tournois… rapidement dans les années suivantes, c’est un autre combat que j’ai dû mener avec cet instrument !

Combien de fois, cette foutue troisième flèche sur certaines de mes volées, le clicker refusait de passer car la méthode à ce moment-là était de tracter sur plusieurs millimètres et d’attendre par surprise que le lame dépasse la pointe (erreur ! mauvaise utilisation du système) !

Voulant trouver une solution mécanique à ce problème psychologique et technique, j’ai fabriqué un clicker, avec une lame de métal très fine, du 0,15 mm d’épaisseur (en photo) en ajustant la longueur de la pointe du clicker juste à la moitié de mes tubes X7 et avec deux fois moins de largeur.

Ce clicker modifié permettait de temps en temps de ne pas le passer sans pour autant me retrouver à droite du blason dans le 6 ou pire. Les flèches lâchées de la sortent marquant souvent même un 10 à 18 mètres.

Seulement, le cerveau, lui n’était pas dupe !!! Il n’y avait plus de barrière ! Et donc c’était presque comme tirer sans clicker !!!

Donc retour à la case départ en inversant l’astuce ! J’ai vissé un clicker bien épais pour qu’il y ait une vraie sanction, si par faiblesse, je ne le passais pas afin de pouvoir retrouver une visée calme sans anticipation.

Par la suite, c’est au niveau de ma technique de tir que j’ai trouvé la solution pour ne plus avoir de soucis pour passer cette lame de métal en adoptant la technique Américaine du pouce derrière le muscle du cou, pour avoir un ancrage fort et accrocher les muscles du dos sur le modèle des champions, Darrell Pace, Rick McKinney, Jay Bars et même encore actuellement Brady Ellison…

Pour le côté psychologique, surtout en salle, plutôt que de jouer avec le chrono pour m’obliger à tirer mes flèches coûte que coûte, comme certains, le dos au mur, j’ai mis en place une stratégie de tir rapide, tant sur la flèche qu’entre les flèches évitant ainsi, autant que possible, de me retrouver à l’orange.

La difficulté de passer la clicker, cette frousse et ce manque d’engagement, ne devait plus faire parti de mon univers en tournoi sur la ligne de tir, une flèche engagée doit être minutieusement préparée et tirée… « Il n’y a pas de flèches mal tirées, il n’y a que des flèches mal préparées » !

Simplement tout cela fonctionnait, jusqu’à un certain niveau… Tant que mes scores étaient dans ma moyenne, ma zone de confort, pas de souci.

Je pouvais même me mettre en « automatique » pour dérouler mes volées et assurer un certain score sans effort.

Mais no pain no gain…

Alors ayant renforcé par des milliers de flèches à l’entrainement, mon moteur le « GO », c’est-à-dire de choisir dans la demi seconde le moment ou la flèche doit partir en tirant vraiment avec les muscles du dos, enfin, la pointe de la flèche à 1 mm du clicker,

et plus avec mes doigts comme un décocheur en serrant la palette sur la corde, puis en actionnant l’ouverture aérienne des doigts avec les muscles extenseurs,

mais bien en relâchant les muscles fléchisseurs des doigts de corde, ce que l’on enseigne maintenant mais pas à l’époque malheureusement, ce qui m’a valu des centaines d’heures de déprogrammation !

Il y a des scores que je pensais jamais être à ma porté après une bonne vingtaine d’années de stagnation, mais tout ce travail m’a permis d’entrevoir d’autres scores au bas de mes feuilles de marque et bien finalement, ma seule préoccupation et mon seul ennemi en tournoi était ma sensibilité au bruit ambiant. (l’ennemi c’était plutôt moi…)

La peur de perdre mes précieux points en passant sous le clicker à cause d’un bruit simultané, ou la sanction était souvent un 6 à droite à 18 mètres, m’empêchait de démontrer vraiment ma qualité de tir.

J’ai eu à certains moments dans les doigts des scores au moins d’une dizaine de points supérieurs à mes meilleurs résultats que je n’ai jamais réussi à concrétiser seulement à cause de cette petite crainte liée au bruit.

Avec ma capacité à laisser partir la flèche en à peine 15 centièmes de seconde (mesurée avec un capteur de vibration 3 axes) à cause d’une réaction au stimuli auditif un peu trop exacerbé, ne me permettait pas parfois de faire la différence entre la vibration de mon clicker sur ma poignée et un bruit extérieur, d’où continuellement un tir en défensive plutôt qu’en attaque…

Si j’avais pu mettre au point plus tôt un système proche du clicker Tipping Point, malgré la légère lenteur de réaction d’un palpeur sur les doigts, donnant le signal pour rompre souplement le crochet des doigts de corde, d’autres succès aurait pu arriver, mais avec des si ? (je referai des tests de vitesse d’échappement bientôt avec le clicker tactile Tipping Point).

Mais surtout cela m’aurait évité des centaines d’heures en tournoi enfermé dans la mauvaise bulle rempli de terreur et de doutes plutôt qu’une bulle de confiance et de plaisir.

Car tout était au point, le matériel peaufiner à la perfection, la technique de tir travaillé des milliers d’heures sans relâche, l’envie d’en découdre avec moi-même et une condition physique affutée grâce au travail cardio vasculaire, pouls mesuré au repose à 30 pulsations minutes avec des exercices de respiration. Donc normalement tout d’une machine à faire des points !!!

Il manquait juste ce petit plus de confiance à cause d’un hypothétique bruit simultané avec cette petite lame de clicker qui pourtant était la clé du succès…

Curieusement, sur un pas de tir très bruyant, comme pendant les duels par équipe cette crainte disparaissait.

J’ai côtoyé des centaines de championnes et champions et j’ai vu et constaté les astuces qu’elles ou ils déployaient pour palier au même souci… un clicker tactile aurait simplifié leur pratique n’étant plus dépendant d’un déclenchement auditif !

Alors, le clicker tactile ? La solution ? Mais quels autres symptômes cela pourrait-il engendrer ?